Eglise et Paroisse d’Ambrus

La paroisse d’Ambrus appartint d’abord au diocèse d’Agen, puis à celui de Condom créé en 1317. En 1327 un document indique qu’elle faisait partie de l’Archiprêtré de Villandraut. Au XVIème et XVIIème siècle, Ambrus figure comme annexe de Xaintrailles.

Les trois paroisses de Xaintrailles, Ambrus et Caubeyres n’avaient qu’un seul curé secondé par plusieurs vicaires. Jusqu’à la révolution, Ambrus sera citée comme cure à le nomination de l’Evêque.

A la révolution le bénéfice de la paroisse ne comprenait plus qu’Ambrus et Caubeyres, les ressources en étaient modestes, à peine 725 livres par an auxquelles s’ajoutaient 150 livres accordées par le Seigneur d’Ambrus.

Placée sous le patronage de la Sainte Vierge, l’Eglise d’Ambrus peut, selon Tholin, remonter au XI siècle:

« il est difficile d’en préciser la date car l’ornementation fait complètement défaut. »

« Cette Église n’est pas voûtée. Les contre-forts à double ressaut qui ceignent ses murs semblent pourtant annoncer qu’elle était autrefois recouverte par un berceau. Des dosserets appliqués à l’entrée du choeur étaient destinés à supporter l’arc triomphal. Une seule fenêtre Romane subsiste. Une pierre unique en compose le cintre. L’ancienne porte aujourd’hui murée est au midi. Son archivolte plein cintre, sans retraitement formée par trois longs claveaux. »

« Le pignon occidental, très élevé, percé de trois arcatures, semble appartenir à une restauration. Tous les murs de clôture sont construits en moyen appareil fort régulier.On y remarque quelques pierres dont les parements offrent des séries de rainures en épis, ou quadrillées et quelques marques de tacherons. »

« Ajoutons que la surélévation des terrains avoisinants a nécessité après 1622 (cette date figure sur les fonts baptismaux ), un exhaussement du pavé intérieur de l’église. Enfin à des époques différentes, une sacristie et une chapelle sont venues s’adjoindre à l’église pour la commodité du prêtre et des fidèles. »

« Tout autour et à mi hauteur de l’édifice, une bande de ciment de 50cm de largeur serait une ceinture funèbre. »

La nef à 14,50m de longueur et 6,50m de largeur, tandis que le sanctuaire n’a respectivement que 7m et 5,70m.

On peut supposer que sa situation, en bordure de forêt et au croisement de grands chemins, confirme l’ancienneté de cette église car les premiers édifices chrétiens des temps mérovingiens (et peut être avant) étaient souvent construits sur des noeuds routiers. Ici se croisent plusieurs chemins importants « celui du Nord-Est qui par delà Buzet et Saint Pierre, conduit vers l’axe Garonnais, celui du Sud-Est, vers Xaintrailles et l’antique Ténarèse, celui de l’Ouest vers la grande forêt, la Lande et l’Océan. »

Entre l’Église et le Château d’Ambrus il y eut toujours, ainsi que l’a écrit l’abbé Dubois, un lien étroit, car les Seigneurs du lieu étaient, en même temps, patrons de l’Église.

Sources: Documents aimablement fournis par la mairie d’Ambrus. Extrait de la Revue des Côtes de Buzet – Histoire d’Ambrus – par Maurice Luxembourg.

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